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Il y a quelques années, il m’est arrivé de devoir prendre congé pour me débarrasser de la paperasse qui s’était accumulée à la maison (impôt, correspondances, publicités, factures, etc.). Je me tapais alors sur la tête : « Misère que je suis désorganisée! ». Obligée de sacrifier des jours de congé pour remplir des obligations personnelles au lieu d’utiliser ces journées pour prendre du temps avec les enfants ou pour faire quelque chose de plus utile, comme des rénos ou des améliorations à la maison. Quel gaspillage!

L’automne dernier, un peu le même phénomène s’est produit. En congé de maladie « forcé », me voilà à en profiter, à la hauteur de mon énergie quotidienne, pour faire le grand ménage de la maison. « Franchement!, je me dis avec un profond sentiment de culpabilité. » Bien que je sache que de changer l’énergie de la maison me ferait le plus grand bien et que ça faisait partie de ma convalescence, je n’en revenais pas de voir tout le retard que j’avais pris dans les tâches d’entretien et de tout ce que j’avais accumulé. J’avais même des boîtes non défaites de mon déménagement d’il y a huit ans!

Je dois vous l’admettre d’emblée, j’excelle dans l’art de me faire des reproches. L’autocompassion n’est pas encore un réflexe.

À mesure que ce congé se poursuit et que je viens qu’à n’avoir plus rien d’autre à faire (tellement relatif!) qu’à me regarder le nombril, je réalise que j’ai tellement tout faux… En fait, je lis la situation à l’envers.

Une nouvelle vision des choses

Si je dois prendre congé pour effectuer des activités qui devraient faire partie de la routine d’une femme, maman de deux ados et professionnelle à temps plein, ce n’est pas que je suis désorganisée, c’est qu’il y a un problème dans ma vie. Les soirs et les fins de semaine, où je devrais réaliser ses tâches, je suis tout simplement trop fatiguée, exténuée, brûlée, de mes journées de travail. Vide d’énergie. Physiquement, mais surtout psychologiquement.

Une vie professionnelle bien remplie que je traîne à la maison! J’y pense dans la douche, en déjeunant, en cuisinant. Je lunche devant mon ordinateur ou avec des collègues, en discutant de travail, évidemment. Le soir et le week-end, je regarde les bulletins d’information et les médias sociaux en faisant des liens dans ma tête avec ce qui se passe au bureau. Impacts, frustrations à gérer, ajustements nécessaires, discussions à avoir, courriels à envoyer, négociations à venir, etc.

Et j’espère avoir les idées claires mardi soir pour faire mon petit classement de factures et payer mes comptes personnels? Avoir l’énergie nécessaire pour faire le ménage de la garde-robe d’entrée samedi matin? Ben voyons!

De la théorie à la réalité

Vous savez l’exercice que l’on nous fait faire concernant l’équilibre de notre vie, le cercle dans lequel on place, dans des pointes de différentes grandeurs, la proportion de temps hebdomadaire consacré à nos activités de la vie quotidienne, nos activités de la vie domestique, le travail, le sommeil, nos loisirs, etc.; c’est de la belle théorie. Cet outil, parmi tant d’autres, que je connais trop bien, mais que je n’ai jamais vraiment réellement compris et, par le fait même, intégré à ma vie. Comprenez-moi bien : je les comprends, techniquement, mais j’en échappe des grands bouts!

Je sous-estime certaines catégories et j’en place d’autres en rêvant de la vie idéale… celle dans laquelle j’ai du temps pour moi!

« Il faut » / « je dois » : des mots que j’utilise pour le travail et l’essentiel des activités de la vie quotidienne et domestique, mais que je n’utilise jamais pour les loisirs ou les activités de ressourcement. Il est là tout le problème! Les théories pourront fonctionner au moment où chacun des éléments aura le même niveau d’importance dans ma vie. Par importance, j’entends de les réaliser avec le même sérieux, peu importe la part de temps qu’ils prennent dans mon horaire. On peut sérieusement s’amuser et se ressourcer! On en a plus que le pouvoir, on en a le devoir.

Si je devais prendre congé pour « faire ce que j’ai à faire », ce n’est certainement pas parce que j’avais trop de loisirs dans mon horaire, je vous le jure.  C’est parce que j’étais trop fatiguée. Et si j’étais trop fatiguée, c’est justement parce que je n’avais pas assez de réels loisirs… me suivez-vous?

Une femme fatiguée d’être fatiguée

C’est le manque d’équilibre qui me désorganise. Je ne suis pas une femme désorganisée, je suis une femme fatiguée. Tellement fatiguée. Si je suis à ce point fatiguée, c’est que le travail prend trop de place dans ma vie. Non seulement la pointe est proportionnellement plus grande qu’elle le devrait, mais, de surcroît, elle fait ombrage aux autres pointes de mon cercle d’équilibre. Il est vrai qu’on peut temporairement faire le choix de vivre un déséquilibre pour une vie en cohérence avec nos objectifs. (Lire aussi : Intégrons la cohérence à notre équilibre!) Par contre, mon problème c’est que mes rôles de fonction (la professionnelle efficace, la conjointe attentionnée, la mère responsable, la bonne fille, la grande sœur raisonnable montrant l’exemple, la femme organisée, etc.) prennent toute la place, et ce, depuis toujours.

Tout le temps! Par exemple, alors que je tente de mettre mes idées en place et d’écrire ce texte dans mon cahier de notes, je dois aller vérifier le solde du compte bancaire familial, valider ce dont on a besoin à l’épicerie, vider la sécheuse que ma fille a abandonnée afin que mon fils puisse faire sécher sa lessive à son tour, me relever pour apporter les gants oubliés… Essoufflant!

Pourtant tous les membres de la maisonnée ont pu voir que j’étais installée dans le coin du salon, mon cahier et mon crayon en main. Attention, tous m’aident beaucoup à la maison; à la même fréquence que je les aide? Humm? Dans des situations inverses, il m’arrive de recevoir des « attends », « non, j’écoute ça » ou même « tu vois bien que je suis occupé! ». Parait-il que ce n’est pas la même chose. Je veux bien le croire… Un peu de sarcasme pour illustrer que mes rôles de fonction ont toujours été mis de l’avant et priorisés, parce que je les ai toujours fait passer devant mes rôles personnels et que mon environnement ne connaisse que ça de moi, dans une certaine mesure. Je ne suis pas victime de la situation, je l’ai moi-même bien nourri. J’ai une responsabilité.

C’est profondément ancré. Je suis encore loin de la pleine conscience et de la notion de faire (et de penser) une chose à la fois. Cependant, je le réalise; c’est une étape.

La maladie « mal a dit »!

Tout cela pour dire que je faisais une grave erreur en me flagellant de reproches si souvent. Plus facile de me prendre en défaut que de changer ce qui doit réellement l’être. D’autant plus que, dans ce cas-ci, le changement devra se faire en profondeur… et il a fallu que j’attende que mon corps crie « Ayoye! » et qu’il rende les armes! Ce corps ne sera plus jamais le même. Non! Il est allé jusqu’à s’assurer que je n’ai plus jamais à vivre autant de déséquilibres. Le mal a dit (maladie) que JE DOIS changer pour de bon. En fait, j’ai encore le choix, puisqu’on a toujours le choix, mais lorsque la conséquence d’un mauvais choix sont les douleurs, entre autres, ça rend le bon choix plus facile à faire.

Je ne sais pas encore à quoi ma nouvelle vie ressemblera, moi qui déteste l’inconnu et le manque de contrôle sur les événements (un autre tour que me joue la vie), mais je suis maintenant convaincue d’une chose : même si je n’ai pas fini d’en baver, ma vie changera en mieux!

 

Que t’inspire cet article? J’ai hâte de lire tes commentaires!

 

Cindy Viel

 

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